Rose et botanique
Il existe environ 250 espèces sauvages différentes du genre Rosa dans l'hémisphère tempéré. Ce sont des arbustes épineux, généralement à feuilles caduques. Leurs feuilles sont imparipennées, présentant le plus souvent de 5 à 7 folioles dentées. Elles ont des stipules soudées à la base du pétiole. Rarement solitaires, les fleurs sont groupées en corymbes. Le calice est composé de cinq sépales. La corolle comprend en principe cinq pétales. Étamines très nombreuses. Styles souvent soudés en colonne. Le fruit, ou plutôt l'infrutescence, est un cynorrhodon arrondi, ovale ou piriforme, de couleur rouge et contenant de nombreux akènes.
La principale modification observée chez les rosiers cultivés est la multiplication des pétales, qui sont en fait des étamines transformées.
Liste incomplète des espèces
• Rosa agrestis Savi
• Rosa x andegavensis Bastard [canina x stylosa]
• Rosa arvensis Huds.
• Rosa blondaeana Ripart ex Déséglise
• Rosa caesia Sm.
• Rosa canina L. - Églantier
• Rosa corymbifera Borkh.
• Rosa desiglisei Boreau
• Rosa elliptica Tausch
• Rosa gallica L.
• Rosa micrantha Borrer ex Sm.
• Rosa x nitidula Besser [canina x rubiginosa]
• Rosa obtusifolia Desv.
• Rosa pimpinellifolia L.
• Rosa pseudoscabriuscula (R. Keller) Henker & Schulze
• Rosa rubiginosa L.
• Rosa sherardii Davies
• Rosa stylosa Desv.
• Rosa subcanina (H. Christ) Dalla Torre & Sarnth.
• Rosa subcollina (H. Christ) Dalla Torre & Sarnth.
• Rosa tomentosa Sm.
• Rosa vosagiaca Desp.
Informations selon Wikipédia. |
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Rose et horticulture
Il semble que la première espèce cultivée en France ait été la rose de Provins (R. gallica), dont on dit qu'elle aurait été rapportée en 1234 de Syrie par Thibault IV le Chansonnier, comte de Brie et de Champagne. Mais il est probable que cette rose existait déjà en France bien avant les croisades. La plupart des autres roses sont arrivées beaucoup plus tard, notamment au xviiie siècle, à la suite des voyages des botanistes européens en Asie. On n'oubliera pas enfin que l'églantier sert de porte-greffe à la plupart des rosiers actuellement cultivés.
Au résultat, de très nombreuses espèces qu'il était difficile de classer toutes sous un même genre sans distinctions plus précises. Le genre Rosa a donc été divisé en quatre sous-genres : Hulthemia, Platyrhodon, Hesperhodos et Eurosa. Les trois premiers n'ont que peu d'importance dans les variétés européennes, ce qui n'est pas le cas du genre Eurosa, qui a été lui-même divisé en douze sections, elles-mêmes réparties si nécessaire en sous-sections.
Les catalogues des maisons spécialisées montrent que le nombre de variétés est infini. On peut choisir un rosier en fonction de son parfum, de la couleur de ses fleurs ou de leur grosseur, de sa taille, du rôle qu'on veut lui attribuer dans le jardin (isolé, en massif, grimpant ,etc.).
On distingue généralement les rosiers en :
• Rosiers buissons, soit à grandes fleurs, soit à fleurs groupées (polyantha).
• Rosiers arbustifs et couvre-sol.
• Rosiers grimpants.
• Rosiers-tige et rosiers pleureurs, greffés sur une tige d'églantier.
• Rosiers nains à faire notamment pousser en pots et bacs.
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Une autre distinction se fait entre rosiers anciens et rosiers contemporains. Les premiers, aujourd'hui très à la mode, comprennent les espèces cultivées traditionnellement en France depuis plusieurs siècles, R. gallica, R. centifolia, R. damascena par exemple, ainsi que toutes les variétés antérieures à 1867. Pour la plupart, les rosiers anciens ne sont pas remontants, c'est-à-dire que leur floraison est unique (en juin-juillet dans l'hémisphère nord). Ils ont par contre l'avantage d'être très parfumés et de présenter souvent des fleurs doubles, avec un très grand nombre de pétales. Étant dans le domaine public, ils devraient en principe être bien moins chers que les rosiers contemporains, ce qui n'est pas forcément le cas.
La grande découverte du xixe siècle a été celle des variétés remontantes appelés hybrides remontants, permettant une floraison allant du printemps jusqu'aux premières gelées. La date de 1867 citée plus haut correspond à la création de la rose la France, première variété du groupe appelé hybrides de thé, roses remontantes obtenues par hybridation de roses anciennes et chinoises. L'hybridation permet aussi de varier les couleurs, l'une des grandes nouveautés étant l'apparition de roses jaunes, la première ayant été obtenue en 1900 par Pernet-Ducher, puis orange ou bleues. C'est aux hybrides de thé qu'appartient la rose la plus cultivée au monde, Madame A. Meilland, d'une couleur mariant le jaune et les teintes rosées. Dans la lignée des hybrides de thé, ont été créés ensuite les groupes horticoles polyantha et floribunda, qui regroupent les variétés les plus cultivées aujourd'hui avec les rosiers anglais, apparus pour leur part dans les années 1950-1960. |